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Des soutiens parlementaires
Deux propositions de loi, déposées à l’Assemblée nationale par les députés Éric Pauget et Christophe Naegelen, appuient cette réforme. Inspirée de pratiques déjà appliquées au Danemark ou aux Pays-Bas, cette mesure vise à responsabiliser davantage les détenus et à accélérer la modernisation d’un parc pénitentiaire vieillissant. Selon les estimations, la contribution des détenus pourrait rapporter environ 80 millions d’euros par an, l’équivalent du coût de construction d’une prison de 250 places.
Les textes prévoient que les sommes soient prélevées non seulement sur les revenus du travail en détention, mais aussi sur d’autres ressources éventuelles, voire sur la vente de biens saisis.
Une meilleure protection pour les surveillants
En parallèle, Gérald Darmanin a annoncé l’extension de l’anonymisation des agents pénitentiaires. Initialement réservée aux prisons de haute sécurité, cette mesure concernera désormais l’ensemble du personnel. Cette décision intervient après une vaste opération policière ayant conduit à l’interpellation de 25 individus soupçonnés d’être liés à des attaques contre plusieurs établissements, menées par un groupe se faisant appeler « Défense des prisonniers français » (DDPF).