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« Il va de soi que l’empire Bolloré sera rompu et vendu par appartement, on dit aujourd’hui, pour dire à la découpe, voilà. Il sera vendu à la découpe », a poursuivi le chef de file des Insoumis devant une assemblée choisie.
Par ailleurs, Jean-Luc Mélenchon a envisagé des mesures encore plus coercitives que la simple vente forcée. Le tribun a effectivement évoqué la possibilité de saisies pures et simples de certaines rédactions. Pour légitimer cette option, il a établi un parallèle avec l’épuration à la Libération. « Par exemple, le journal qu’il y avait avant Le Monde a été confisqué pour collaboration. […] Ça arrive, des fois, on saisit, on confisque », a-t-il déclaré en s’appuyant sur ce précédent de l’après-guerre.
Une sélection rigoureuse des journalistes
Toutefois, cette volonté de « libérer les médias » s’est accompagnée d’une méthode de communication restrictive. Les organisateurs avaient convié uniquement une poignée de titres présentés comme des « nouveaux médias », à l’instar de Mediapart, Blast ou Le Média. Cette liste intégrait également des influenceurs et des youtubeurs, afin de privilégier ces nouveaux canaux de diffusion. À l’inverse, La France insoumise a tenu à l’écart la grande majorité des rédactions nationales et le service public.
Des médias tels que l’AFPTV, Libération et TF1 n’ont pas obtenu d’accréditation. Le quotidien de la rue de Châteaudun a précisé que les rédactions écartées avaient tout de même reçu un communiqué de presse les informant de la tenue de cet événement. Le parti a néanmoins refusé l’accès aux journalistes issus des titres traditionnels. Dans ce climat de tension, la question des médias apparaît plus que jamais comme un terrain central de l’affrontement politique.

« Ce sont les médias qui ont un problème avec moi »
Face aux critiques sur ces exclusions, le leader insoumis a maintenu une ligne de fermeté absolue. « Je n’ai pas de problème avec les médias, ce sont les médias qui ont un problème avec moi », a-t-il martelé avant d’ajouter : « Nous invitons qui nous voulons. »
Pour justifier sa stratégie, Jean-Luc Mélenchon a fustigé le traitement réservé à son mouvement par les grands diffuseurs. « Même si on n’aime pas les Insoumis, beaucoup de gens sont choqués par le côté rouleau compresseur quotidien permanent. Sur les chaînes de télé, on a l’impression de participer à des séances de l’Inquisition », a ainsi dénoncé le triple candidat à la présidentielle, qui semble faire de la question des médias un pilier de sa future campagne.
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