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Peut-on réellement vivre convenablement avec une pension de 1 626 euros bruts par mois ? C’est la question que se posent nombre de retraités, confrontés à une inflation persistante et à des charges qui pèsent lourd. Entre inégalités, frais incompressibles et stratégies d’anticipation, la réalité se révèle souvent plus complexe qu’on ne l’imagine.

Le chiffre de 1 626 euros bruts mensuels (soit environ 1 512 euros nets), avancé par la DREES fin 2024, donne une impression d’équilibre fragile, mais il dissimule de véritables fractures sociales. Les écarts entre hommes et femmes restent criants : 1 268 euros en moyenne pour les retraitées contre 2 050 euros pour les hommes, malgré les pensions de réversion qui limitent partiellement la casse. À cela s’ajoutent des différences selon les régimes : certains ex-salariés du privé peinent à dépasser les 1 200 euros, quand des retraités de régimes spéciaux ou cadres du privé franchissent sans difficulté la barre des 3 000 euros mensuels. La “moyenne” nationale ne reflète donc pas la diversité des parcours.