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Restée dans sa chambre à plier du linge, la mère finit par craquer dès les premières questions. En larmes, elle confie : « Je suis un monstre, j’ai retourné l’arme et j’ai tiré. » Interrogée sur l’endroit où le corps a été caché, elle désigne le grenier, où les policiers découvrent la dépouille coulée dans du béton. Elle est immédiatement placée en garde à vue.
Ce que révèlent les enquêteurs sur le couple
Ensemble depuis dix ans, parents de trois enfants, leur histoire avait commencé comme un conte de fées. Tout aurait changé après l’emménagement commun. Laurent Baca boit, consomme du cannabis et de la cocaïne : les tensions s’installent. Selon Édith, il aurait régulièrement pointé une arme à feu sur elle, l’aurait séquestrée au grenier, violée, et aurait gravé ses initiales sur sa poitrine et son postérieur.
Un jour, l’arme aurait été braquée une fois de trop : Édith s’en serait saisie et aurait tiré. En 2018, son procès s’ouvre devant la Cour d’assises de Haute-Garonne. Poursuivie pour meurtre, elle encourt la peine maximale. Le tribunal retient cependant le caractère accidentel et la condamne à trois ans de prison.
Le parquet fait appel. En 2019, un nouveau procès s’ouvre, déplaçant le regard : des violences subies par Édith aux actes qui lui sont reprochés. Cette fois, elle est condamnée à dix ans de réclusion pour homicide volontaire, décision qui stupéfait la défense et marque un tournant radical dans l’appréciation des faits.